Antiquité

Des pigments contenant du cobalt ont été utilisés dès l’Antiquité sur de la porcelaine en Chine, et comme émail sur du verre en Égypte et en Grèce. Cette première utilisation européenne comme émail lui vaut le surnom de smalt, tiré de l’italien “smalto” (émail).

XVIIIème - XIXème

Les expériences de divers chimistes tel que Gahn, Wenzel et Freiberg permettent de reproduire le bleu utilisé dans les porcelaines de Saxe, alors gardé secret. Ce sont les travaux de Louis-Jacques Thénard, alors chargé de trouver un remplacement synthétique au très coûteux lapis-lazuli, qui permettront de produire un pigment rapidement commercialisable.

D’autres procédés permettent au fil du siècle de diminuer le coût de fabrication du bleu de cobalt à partir du minerai.


Le bleu de cobalt est constitué d’aluminate de cobalt, ayant pour formule CoAl2O4. Ces pigments résiste très bien à la chaleur, à la lumière et aux acides. Ils sont également insolubles dans n’importe quel solvant. Grâce à ces caractéristiques, le bleu de cobalt est qualifié “d’indestructible” dans certaines documentations. En revanche, ils ont l’inconvénient de perdre en intensité lorsqu’ils sont éclairés à la lumière ultraviolette.

En raison de son prix relativement élevé, ce bleu s’utilise principalement dans les situations où ses caractéristiques sont nécessaires. Son opacité et son pouvoir colorant étant plutôt faible, ce bleu est surtout employé dans les peintures “fines”, tel que les peintures à l’huile et l’aquarelle.


Le Bleu de cobalt est classé en 1881 par Blockx parmi les couleurs fixes qui peuvent être employées en toute sécurité en précisant qu’il en existe plusieurs nuances dans le commerce.

Le bleu de cobalt est une couleur plutôt populaire chez les artistes. Vincent Van Gogh l’utilise notamment dans son tableau « Iris » (1889), et qualifie la couleur comme « une couleur divine [...] il n’y a rien de plus beau pour installer une atmosphère ».